L'Estonie. Une volonté d'appartenir à l'occident européen consacrée par l'entrée dans la zone euro
par Serge ARNOULD, Consul Honoraire d'Estonie pour Rhône-Alpes & Auvergne
A la découverte du pays
L'Estonie, le plus septentrional des États baltes, a quitté le giron soviétique et retrouvé son indépendance en 1991. Situé sur la rive orientale de la mer Baltique, c'est un pays essentiellement plat qui compte de nombreux lacs et îles. La majeure partie des terres sont cultivées ou boisées.
Proche du finnois, langue estonienne ne ressemble en rien aux langues des autres républiques baltes, la Lettonie et la Lituanie, ni au russe. Environ un quart de la population est d'origine russe.
Tallinn, la capitale, est l'une des cités médiévales les mieux conservées d'Europe et le tourisme représente 15 % du PIB estonien. L'économie repose sur l'ingénierie, l'agro-alimentaire, la métallurgie, la chimie et les produits dérivés du bois.
Au cours de l'histoire, les nombreuses nations qui ont régné sur cette région (Danois, Allemands, Suédois, Polonais et Russes) ont influencé la cuisine estonienne. On retrouve, entre autres mets traditionnels, l'anguille marinée, le boudin noir et la choucroute à la viande de porc.
Parmi les Estoniens célèbres, on peut citer Jaan Kross, écrivain dont l'œuvre a été traduite dans une vingtaine de langues, Friedrich Reinhold Kreutzwald, auteur de la saga nationale «Kalevipoeg», et Lennart Meri, écrivain, réalisateur, diplomate et homme politique.
Source : http://europa.eu/abc/european_countries/eu_members/estonia/index_fr.htm
Point de presse
Les membres de la zone euro ont toutes les raisons d'accueillir chaleureusement l'Estonie dans leurs rangs. La république balte a fait ce qu'il fallait pour se conformer aux exigences économiques et financières de leur club, et cet élargissement de la famille au moment même où elle fait face à sa plus grave crise existentielle donne aux dirigeants européens une rare occasion de célébrer en cette période de fêtes. D'autant plus que l'Estonie risque d'être le dernier adhérent avant un certain temps.
Le poids économique de l'Estonie est certes marginal : son produit intérieur brut (PIB) représente moins de 0,2 % de celui de l'ensemble de la zone euro. Mais sa détermination à rejoindre la monnaie commune rappelle aux sceptiques qu'elle doit bien avoir quelques avantages. L'économie estonienne dépend largement de ses exportations, et 80 % de son commerce extérieur se fait avec les pays de l'euro. S'ancrer à la monnaie unique favorisera les exportateurs du pays, et servira à protéger l'économie estonienne des chocs extérieurs du type de celui qui a fait chuter son PIB de 14 % en 2009...
Avec des finances publiques sous contrôle et une dette publique au niveau ridiculement bas (pour la zone euro) de 8 % du PIB (dix fois moins que l'ensemble de ses partenaires), l'Estonie n'est certes pas de ces pays qui menaceront la stabilité de l'euro. La Banque centrale européenne (BCE) avait certes émis quelques réserves sur le rythme de l'inflation et la capacité du gouvernement à la juguler, mais le PIB devrait bondir d'un robuste 4,4 % en 2011, selon la Commission européenne, faisant du pays l'un de ceux où la reprise est la plus vivace.
Source : http://abonnes.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ARCHIVES/archives.cgi?ID=22f9b4f79b70b98f000341eff0c89dc1e4d3d67b2d0c1231


