Texte de l'intervention de Joanna Grodzka

Le texte de l'intervetion de Joanna Grodzka

Mesdames et Messieurs,

Je vous remercie, en nom de S.E. M. Orłowski, L’Ambassadeur de la Pologne a Paris de cette aimable invitation. C’est pour moi un plaisir et honneur de pouvoir  présenter les priorités et les travaux de la présidence polonaise du Conseil de l’Union européenne, a mi - temps de son parcours.

Le 1 juillet la Pologne a commencé pour la première fois a présider les travaux du Conseil de l’UE après 7 ans de sa active participation comme membre de l’Union européenne.

Ca fait déjà 21 ans quand ont eu lieu les élections de 1990 qui ont marque la fin de la période communiste et ont données le président librement choisi, M. Lech Walesa. La Pologne s’est restituée a la base des idées et valeurs communs pour toute la nation : le dialogue et la Solidarité.


Pendant des siècles l’histoire de l’Europe - et la Pologne et tristement le meilleur exemple -  c’était une histoire des guerres. Heureusement maintenant les seules « guerres » qu’on mène ce sont les négociations autours des tables a Bruxelles sur les sujets qui concernent tous les citoyens européens.

L’Europe est maintenant le continent unifié et pacifique, ce que doit être le motif de l’optimisme pour tous les Européens et pour le monde entier.


La Pologne d’aujourd’hui c’est le pays du succès, d’énergie, dynamisme, modernisation; selon les dernières statistiques du  FMI, la Pologne est devenue la 6e puissance économique dans l’ UE.

Permettez-moi de citer un fragment de l’article du magazine « Europolitique » :

« Pologne  est le pays de l’UE qui a réussi le mieux à faire face à la récession économique en 2009. Elle attend cette année un taux de croissance de 4 %. Elle a maintenant des relations apaisées ave ses grands voisins, l’Allemagne et la Russie, et entend s’en servir pour s’attaquer à des préoccupations communes, par exemple l’approvisionnement énergétique. Elle est, selon l’Eurobaromètre, le pays le plus euro enthousiaste. »

« Les
60 milliards d’euros injectés dans l’économie
depuis 2007, au titre de la politique
structurelle et de cohésion, ont fait du pays
le plus grand « chantier » d’Europe en
matière d’infrastructures diverses. Enfin,
le pays bénéficie d’un capital humain très
dynamique, caractérisé par un fort esprit
d’initiative et un sens de l’effort apprécié
par les employeurs. Avec plus de 2 millions
de microentreprises, la Pologne est l’un des
pays européens où le nombre d’auto-entrepreneurs
est le plus élevé.
Ce sont ces facteurs qui ont relativement
épargné l’économie du pays contre la crise.
Ainsi, le gouvernement n’a pas eu à appliquer
de plan de relance massif, ni à renflouer
les banques à coup de milliards de
zlotys, pratiquant une politique de l’offre.
Depuis son entrée dans l’UE, la croissance
moyenne du PIB polonais a été de 4,6 %
par an, malgré la crise financière. Le PIB
en volume a cru de 53 % sur cette période. »

L’adhésion de la Pologne en UE nous a apporté non seulement des fonds européens, d’ailleurs absorbés en 90%, mais aussi la libre circulation des personnes et des idées, qui a donnée aux milliers des Polonais, surtout jeunes, la possibilité de voyager, étudier et travailler dans les autres pays de l’Europe.

Notre histoire récente c’est l’histoire du travail très dur des gouvernement successifs et de la société polonaise, de son engagement, des sacrifices. C’est l’histoire du succès et de l’optimisme. C’est aussi l’histoire de la solidarité et d’aide des l’Europe.

Mais, pour les Polonais l’Union Européenne elle - même c’est aussi l’histoire de succès et de l’optimisme (l’euro, l’espace Schengen, le service diplomatique etc.), même si en Pologne on est pleinement conscient des problèmes et défis que l’Europe et le monde entier vit en ces moments. On sait que la zone euro, un des symboles du succès de l’UE, passe par une crise sans précédent. On est conscient que partout on débat sur l’avenir de l’UE et que les optimistes pensent que le projet européen est trop grand, trop vaste pour chuter. Les pessimistes penses qu’il est trop grand pour avoir du succès.

On est face aux défis si importants comme la crise la crise de la zone euro, la sécurité énergétique a long terme, les migrations et les contrôles des frontières extérieurs de l’Union, la concurrence et la place de l’Europe dans le monde globalisé ou émergent les nouvelles puissances, la manque de stabilité dans l’Afrique du Nord et Proche Orient.

C’est dans ce contexte – là que se déroule la première présidence polonaise du Conseil de l’Union européenne.
C’est pour cela que notre présidence a des taches et objectifs si ambitieux. Même si – selon le Traite de Lisbonne – le rôle des présidences tournantes n’est plus si important et visible qu’avant l’adoption du Traitée,  on est persuadé que ce rôle, de coordination, d’organisation, d’une certaine  « pédagogie », et qui consiste en chercher et trouver l’équilibre entre les états –membres et les institutions, n’est pas du tout négligeable.

Le programme de la présidence polonais a été élaboré non seulement comme fruit des débats internes. Il est important de signaler ici qu’il ya un large consensus entre les plus grands partis politiques sur les questions européennes, ce qui est d’autant plus essentiel que le prochain 9 octobre en Pologne se réaliseront les élections parlementaires. Le programme de la présidence polonaise  a été consulté également avec les autres pays du trio (Danemark et Chypre, les pays qui assurent la présidence de « trio «  pendant les 18 mois) ainsi qu’avec la CE.     
Le message, qui semble presque a une provocation dans ces temps si compliqués, que la Pologne veux transmettre est rien d’autre que: « la solidarité et l’optimisme » et, presque a mi temps de notre présidence, le pragmatisme.  

Dans le cadre de sa présidence, la Pologne se concentre sur les trois priorités suivantes:
1.l’intégration européenne en tant que source de croissance,
3.une Europe sûre,
3.une Europe qui tire profit de l’ouverture.


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1.    L’intégration européenne en tant que source de croissance
 La présidence polonaise prend des mesures pour stimuler la croissance économique en développant le marché intérieur et en utilisant le budget européen de manière à augmenter la compétitivité de l’Europe.

La Pologne n’est pas membre de la zone euro, mais on fait parti du groupe Euro Plus. L’adoption de l’euro était l’objectif de la Pologne au moment même de notre adhésion, ce qui est inscrit dans le Traite de l’adhésion de la Pologne, apres d’avoir accompli les critaires de Maastricht : (Le taux d'inflation d'un État membre donné ne doit pas dépasser de plus de 1,5 point celui des trois États membres présentant les meilleurs résultats en matière de stabilité des prix, Interdiction d'avoir un déficit public annuel supérieur à 3 % du PIB, N 1Interdiction d'avoir une dette publique (ensemble des emprunts contractés par l'Etat) supérieure à 60 % du PIBN 1)

L’Union européenne a tiré les conclusions de la crise : de nouveaux principes de gouvernance économique ont été instaurés et de nouveaux outils mis en place, comme le Mécanisme Européen de Stabilité qui vise à prévenir d’éventuels retours de crise. Le gouvernement polonais croit néanmoins qu’il faut passer à l’étape suivante et élaborer un nouveau modèle de croissance grâce auquel l’UE pourrait s’assurer pour les prochaines décennies un développement économique suffisant pour garantir le bien-être de ses habitants. Si l’Europe veut être compétitive à l’échelle mondiale, elle ne peut pas se contenter de réformer les finances publiques et de limiter le déficit budgétaire, elle doit engager également d’autres actions. Ce dans ce sens –la que la présidence polonaise a travaillé et  obtenue un accord du Conseil et du PE sur le projet de la reforme intitulée le « six pack » : les mesures concertant le renforcement du contrôle budgétaire entre les pays membres (sur les pays qui dépassent le 3% du déficit et 60% de la dette publique).
 
 
La présidence polonaise est d’avis qu’un des outils pouvant assurer une croissance économique durable à l’échelle de toute l’Europe devrait être le nouveau budget pluriannuel de l’Union (pour après 2013). C’est justement maintenait que commencent les discussions formelles sur le Cadre financier pluriannuel. Pour la présidence polonaise, le nouveau budget de l’Union doit être un instrument d’investissement contribuant à la réalisation de la stratégie « Europe 2020 ». La présidence polonaise souhaite que ce nouveau budget confirme qu’une plus grande coopération au sein de l’UE est la bonne réponse à apporter à la crise économique et que la politique de cohésion demeure une politique fondamentale de l’Union, dont profitent et profiteront tous les États membres. Il sera également essentiel de réformer la Politique agricole commune afin de moderniser l’agriculture européenne et de lui assurer une plus forte compétitivité.
La présidence polonaise aura aussi pour but d’achever la construction du marché intérieur unique, afin de mettre pleinement à profit son potentiel.
 Un accent particulier sera mis sur le développement des services électroniques, y compris la facilitation des transactions en ligne pour les 500 millions de citoyens européens.
  Dans le cadre de la réforme du marché intérieur, la présidence polonaise souhaite travailler à l’amélioration de la situation des petites et moyennes entreprises, et notamment sur la question de leur accès au capital. Les PME, qui représentent environ 60% du PNB et 70% des emplois, sont cruciales pour la croissance économique européenne. C’est pourquoi la présidence polonaise soutiendra les initiatives de la Commission européenne relatives à la facilitation de l’accès aux marchés de capitaux et aux fonds de capital-risque, ainsi qu’au soutien des PME sur les marchés tiers.
2.    Une Europe sûre – alimentation, énergie, défense
 « Une Europe sûre » implique de renforcer la sécurité dans un certain nombre de domaines. L’Europe doit d’abord renforcer sa sécurité macro-économique. Le renforcement de la gouvernance économique au sein de l’UE sera une tâche fondamentale de la présidence polonaise dans le secteur de l’économie et des finances.
 Un pas supplémentaire vers « une Europe plus sûre » consiste, selon le gouvernement polonais, à jeter les bases d’une politique énergétique extérieure de l’Union européenne. La Pologne considère qu’il est nécessaire de trouver des solutions pour renforcer cette politique.
Le gouvernement estime également que le renforcement de la sécurité de l’Europe passe par une Politique agricole commune (PAC) réformée, utilisant efficacement les fonds communautaires. La consolidation de la PAC devrait maintenir son orientation vers le marché, prendre en compte les biens publics, y compris la sécurité alimentaire et le développement plurifonctionnel de l’agriculture et du monde rural. La question des paiements directs et celle du soutien au développement rural seront des éléments-clés de la PAC réformée.
« Une Europe sûre » implique également des frontières sûres. Durant notre présidence, nous chercherons à achever les travaux sur une modification du règlement de Frontex (l’Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures des États membres de l'Union européenne). Il faut que Frontex soutienne de manière plus effective les États membres en situation de crise, par exemple celle à laquelle nous faisons face maintenant en raison des développements politiques en Afrique du Nord et au Proche-Orient.
 La présidence polonaise du Conseil de l’UE se concentrera également sur le renforcement des capacités militaires et civiles de l’UE. Nous soutiendrons les mesures visant à maintenir un dialogue direct de l’Union européenne avec l’OTAN.

3.Une Europe qui tire profit de l’ouverture,
L’Europe de croissance et ‘europe sure devrait être aussi une Europe généreuse et ouverte.
 La Pologne soutiendra une Politique étrangère et de sécurité commune servant à renforcer la position de l’UE dans la scène internationale.
Notre pays prendra des mesures visant à élargir l’espace des valeurs et des régulations européennes, entre autres, en continuant d’élargir l’UE et en développant la coopération avec les pays voisins.
À la lumière des récents événements en Tunisie, en Égypte, en Libye, ainsi que dans d’autres pays du voisinage méridional de l’Europe, la présidence polonaise s’implique en faveur d’une coopération fondée sur un partenariat et concentrée sur le soutien des évolutions démocratiques, la mise en place de structures étatiques modernes (basées sur des réformes constitutionnelles), le renforcement du secteur judiciaire et la lutte contre la corruption. Pour ce qui est de la construction d’une société civile, le soutien de l’UE sera essentiel, à travers la défense des libertés fondamentales et le renforcement des mécanismes de protection des minorités, dont les minorités chrétiennes. Tout aussi important sera le soutien apporté pour stimuler la croissance et le développement économique ainsi qu’à la création d’emplois, et également l’approfondissement des relations commerciales et la facilitation des déplacements pour des groupes sociaux donnés.
Dans ce sens – là, la Pologne a été l’auteur d’une initiative intitulée « le Fond européen pour la démocratie », dirigé vers les pays voisins. Cette initiative, a déjà trouvée l’appui des la majorité des pays membres ainsi que  de la CE.
 Le rôle de la présidence polonaise sera cependant de faire en sorte que l’Europe n’oublie pas ses voisins orientaux. La présidence polonaise souhaite que progressent, dans le cadre du Partenariat oriental, la conclusion d’accords d’association et la création d‘espaces de libre-échange. La présidence polonaise souhaite aussi progresser dans les négociations sur la libéralisation de la politique des visas. Nous espérons que des décisions politiques fondamentales en ce sens seront prises lors du Sommet du Partenariat oriental qui a lieur maintenant, le 29 et 30 de septembre a Varsovie avec la participation des chefs d’État et de gouvernement des partenaires et de tous les États membres.
L’Union a par ailleurs pour but d’encourager la Biélorussie à coopérer avec l’Occident à condition que ce pays respecte les règles démocratiques et les droits de l’homme fondamentaux.
La Pologne souhaite réaliser lors de sa présidence des progrès dans la concrétisation de l’élargissement. Un des objectifs majeurs de la présidence polonaise du Conseil de l’UE sera de signer le traité d’adhésion avec la Croatie (un bon exemple pour les autre pays de la région des Balkans occidentaux dont  les aspirations européennes nous encouragerons très fort). Nous mettrons aussi à profit toute occasion de poursuivre les négociations d’adhésion avec la Turquie. Nous prendrons soin de faire avancer les négociations d’adhésion avec l’Islande.

Le gouvernement espère également qu’il sera possible, lors de la présidence, d’ établir de nouveaux cadres de coopération entre l’UE et la Russie.

La Pologne est consciente que c’est un programme très ambitieux et que pendant 6 mois on peut pas résoudre tout les problèmes du continent. Mais, cela dit, on peut néanmoins, mettre les bases pour que les grandes décisions, comme sur le budget pluriannuel soit adoptées l’année 2012, ou simplement, d’identifier les lignes les plus importantes de chaque pays membre.

Mon pays s’est préparée depuis des mois, en stricte coopération avec les pays du trio (Danemark et Chypre) et la CE. pour bien mener sa première présidence, dans l’esprit de l’optimisme et dynamisme.

Il ya sept ans, la Pologne a entré dans l’UE. Pour nous être membre de l’Union signifie faire partie d’une union des pays  forte, économiquement et politiquement, l’Union « rayonnante » à l’extérieur, ouverte sur le monde mais en même temps telle qui sait défendre ses propres intérêts, une Union cohérente et solidaire. La présidence polonaise travaille pour construire cette l’Union.
Merci de votre attention.
 

 
 

 

 

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